Waterloo: pour une gare accessible, digne et concertée
Tribune libre de Martine Vanhoegaerden,
conseillère communale

À Waterloo, la gare est devenue le symbole d'un chantier sans fin et d’une gestion déconnectée des réalités locales. Depuis des mois, voire des années, les travaux s’éternisent, sans vision claire ni calendrier crédible. Le résultat est accablant : une gare défigurée, des quais difficilement accessibles et des conditions d’attente indignes pour les navetteurs.
Plus grave encore, les personnes à mobilité réduite sont tout simplement oubliées. Accéder aux quais relève du parcours du combattant, en totale contradiction avec les engagements d’inclusion pourtant régulièrement affichés par les autorités. Comment accepter qu’en 2026, une infrastructure publique essentielle soit encore inaccessible à une partie de la population ?
À cela s’ajoute le manque d’abris dignes de ce nom. Sous la pluie ou dans le froid, les usagers attendent dans des conditions précaires. Une situation inadmissible pour une Commune comme Waterloo, fréquentée chaque jour par des centaines de navetteurs.
Mais au-delà du constat, c’est la méthode qui interroge. Où est la concertation entre le pouvoir communal et Infrabel ? Comment expliquer un tel manque de coordination, au détriment direct des citoyens ? Les habitants ont le sentiment d’être mis devant le fait accompli, sans information claire ni prise en compte de leurs besoins.
Il est urgent de remettre du dialogue, de la transparence et surtout du respect dans ce dossier. Une gare n’est pas qu’un chantier : c’est une porte d’entrée, un lieu vivant. À Waterloo aujourd’hui, c’est surtout un problème.

