Points importants de la séance du 5 octobre 2026
Patrimoine communal
📌Le Conseil communal a débattu du compromis de vente visant à acquérir une partie d'immeuble, au croisement du boulevard Henri Rolin et de la chaussée de Bruxelles. L'objectif est d'y développer un Pôle culturel regroupant la Bibliothèque communale, le Centre culturel et des espaces d'exposition, de création, d'animation, de réunion, etc.
Du côté de l'opposition, le groupe RC (Renouveau Communal) reconnaît l'intérêt de mener une politique en faveur de la Culture, mais s'interroge sur "l'opportunité, la nécessité et la proportionnalité du projet". Selon lui, la Commune dispose déjà de services culturels de qualité et d'autres priorités existent. Il admet que la Bibliothèque doit être réaménagée, mais doute de l'intérêt d'y associer le Centre culturel. Il juge enfin que l'achat d'un immeuble n'est pas la meilleure option et suggère plutôt de reconstruire la Bibliothèque sur place ou de transformer l'ancien bar Stamp (propriété communale située chaussée de Bruxelles).
Au nom de la majorité MR (Mouvement Réformateur), la bourgmestre affirme que des techniciens communaux (ingénieurs, géomètre…) ont mené cette analyse. Elle défend l'achat d'un bâtiment neuf, énergétiquement performant, situé au Centre-Ville et pensé pour durer, au bénéfice des générations futures.
Pour sa part, le groupe WE (Waterloo Ensemble) est partagé : certains élus soutiennent le projet, d'autres restent dubitatifs sur le stationnement, l'accessibilité du site et l'avenir du terrain de l'actuelle Bibliothèque. WE rappelle aussi avoir proposé de transformer le Stamp en Pôle culturel.
Ce point a été adopté par la majorité MR et le groupe WE, à l'exception de 3 de ses élus qui se sont abstenus. RC a voté contre.
📌L'assemblée a ensuite examiné la mise en concession des infrastructures sportives du Waterloo Tennis. Leur gestion sera confiée à un exploitant privé pour 30 ans. Celui-ci devra rénover et mettre aux normes les installations, mais aussi y développer les activités sportives et sociales. Cette durée s'explique par l'ampleur des investissements à réaliser.
WE se dit satisfait du cahier des charges, qui préserve le caractère familial, convivial et accessible du club, et salue le poids accordé au projet sportif et social dans l'évaluation des offres. Il formule toutefois 3 remarques. Il s'inquiète d'abord de la manière dont les tarifs seront comparés si certains candidats proposent un système d’abonnement et d’autres une tarification à l’heure. Il souhaite ensuite que le grand espace situé à l’entrée continue à pouvoir être utilisé par les associations locales. Enfin, le groupe demande qu’un représentant de l’opposition participe au jury chargé d’examiner les candidatures, au moins comme observateur.
De son côté, RC ne conteste pas la nécessité de rénover les infrastructures. Il s’interroge en revanche sur les garanties offertes à la Commune et aux citoyens dans le cadre d’une concession qui s’étendra jusqu’en 2057. RC estime que cette durée mériterait d’être davantage justifiée et pointe l’absence d’une évaluation intermédiaire. Le groupe relève aussi qu’aucune redevance minimale n’est imposée au futur concessionnaire. Il considère par ailleurs que le poids accordé au plan financier dans l’évaluation des offres est insuffisant. Il déplore enfin l’absence de mécanisme encadrant l’évolution future des tarifs. RC demande aussi qu’un représentant de la minorité puisse siéger au comité de pilotage chargé du suivi de la concession pendant les 30 années à venir.
La bourgmestre (MR) réaffirme la volonté de garder un club familial et accessible. Elle explique cependant qu’il n’est pas souhaitable de trop contraindre le futur concessionnaire en imposant une politique tarifaire précise. La majorité accepte un observateur de l’opposition au jury, mais pas la représentation de tous les groupes politiques au sein du comité de pilotage.
Le dossier a été approuvé par la majorité MR et WE. RC s’est abstenu.
Travaux
📌Les conseillers ont approuvé à l'unanimité le cahier des charges pour la rénovation des logements communaux de la rue de la Station : réfection et isolation de la toiture, nouvelle étanchéité de 6 balcons et remplacement de châssis.
📌Ils ont aussi validé la liste des projets que la Commune souhaite réaliser de 2026 à 2030 grâce au FERI (Fonds Extraordinaire Régional d'Investissements, une dotation de la Région pour financer des investissements publics). Le premier est le réaménagement de la rue du Roussart, lui aussi entériné : réfection de la voirie, pavés pour les zones de stationnement, trottoirs, plantations, marquages, etc. L'assemblée a encore voté le plan d'asphaltage de plusieurs rues pour 2027.
WE apprécie la hiérarchisation des projets et l'utilisation de toute l'enveloppe disponible, mais s'étonne de trouver, dans la liste, des travaux qui ne seront pas forcément financés par le FERI. Il demande aussi s'il existe un cadastre des trottoirs et des rues à asphalter.
L'échevine des Travaux (MR) confirme que l'administration dispose d'un tel document de travail interne et que les choix tiennent compte de plusieurs critères : état du revêtement et des trottoirs, mobilité, plan de gestion du patrimoine arboré, etc. Elle précise que le FERI sert de réserve pour anticiper les investissements, estimer les coûts et coordonner les chantiers avec les gestionnaires de réseaux.
RC s'inquiète de la baisse des surfaces réasphaltées, d'environ 8 000m² par an à moins de 3 000m² en 2027, alors que l'état des routes justifierait de maintenir l'effort. La majorité l'explique par la forte hausse des coûts, tout en précisant que les services communaux réalisent davantage d'interventions avec leurs propres équipes et équipements, en privilégiant la sécurité.
Finances
Le Conseil communal a fixé la taxe sur la collecte et le traitement des déchets ménagers pour 2026, inchangée par rapport à 2025.
Les discussions ont porté sur l’évolution du coût de ce service. La bourgmestre (MR) indique que, selon les estimations, la taxe devrait couvrir les dépenses en 2026. Elle reconnaît néanmoins que celles-ci pourraient augmenter dans les années à venir et rappelle que la Commune aura alors l'obligation de répercuter cette hausse sur les citoyens. Réduire la quantité de déchets reste donc le principal levier d'action de la Commune et de ses habitants.
