Matinée sous tension pour tester le plan d'urgence communal
En Belgique, chaque Commune a l’obligation légale de disposer d'un plan d’urgence et d’intervention communal. Un outil essentiel pour anticiper les crises, coordonner les secours et protéger la population. À Waterloo, cette préparation a été évaluée ce vendredi 22 mai 2026 lors d'un exercice organisé par les services du gouverneur du Brabant wallon.
Pour l’occasion, la situation suivante avait été imaginée : une évacuation en urgence de la piscine communale en raison d'un incendie, suivi d'une explosion et d'émanations de chlore. Face à ces événements, la bourgmestre Florence Reuter a fictivement activé le plan d’urgence communal.
Autour d’elle, la cellule de sécurité a immédiatement été réunie pour venir en appui des services de secours déployés sur le terrain. Elle rassemblait l'équipe de la PLANU (fonctionnaire de planification d'urgence) et les représentants des différentes disciplines chargées d’intervenir en cas de crise :
• les pompiers (Discipline 1),
• les services médicaux et psychosociaux (D2),
• la police (D3),
• la logistique (D4), assurée ici par les Travaux publics communaux,
• et le service d’information à la population (D5).
Coordination, communication… et rebondissements
Pendant plus de 3h, les équipes ont dû faire face à une série d'imprévus et de défis concrets : évacuer rapidement la zone à risque, établir un périmètre de sécurité, empêcher les curieux d’entraver les secours, trouver les moyens pour maîtriser l'incendie, prendre en charge les victimes tant sur le plan médical que psychosocial ou encore préparer des communications de crise pour la presse et les réseaux sociaux.
Un test concluant
Globalement, les différents intervenants ont démontré une bonne capacité d’adaptation face aux multiples péripéties au fil du temps. Ce type de simulation permet non seulement d'éprouver les procédures, mais aussi de renforcer la collaboration entre acteurs qui, en temps normal, n’ont pas toujours l’occasion de travailler ensemble.
Un premier débriefing à chaud a été réalisé dans la foulée. Les services vont à présent analyser plus en profondeur son déroulement pour rédiger un rapport détaillé. Objectif : identifier les points d’amélioration, tant dans le plan d’urgence général que dans les pratiques propres à chaque discipline.
